Brest Tech+, les acteurs du territoire  témoignent : que faut-il pour monter une Start up ?


11 juin 2015
Brest Tech+, les acteurs du territoire  témoignent : que faut-il pour monter une Start up ?
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Il y a  quelques semaines, nous vous proposions une définition de la start up. Si ce modèle d’entrepreneuriat est, par essence, à part, il n’en reste pas moins qu’il doit rassembler un certain nombre d’éléments indispensables à son développement. 

Lorsque nous parlons de création de start up, notamment sur ce blog, il est en général question de l’idée, du bagage technique, du financement… En d’autres termes, pour créer une start up : il faut une proposition, des compétences complémentaires, de l’argent et, au bout du compte, des clients.
Ces dernières semaines, nous nous sommes amusés à demander à nos porteurs de projets du territoire Brest Tech+ ce qui, pour eux, était l’indispensable du créateur de start up. 

Au delà des aspects techniques, matériels, et du succès commercial : qu’est-ce qui est absolument nécessaire, selon eux, pour créer une start up ?

Christel Le Coq, fondatrice de B.SENSORY, à Brest

« L’Enthousiasme.
On rencontre plein d’écueils. On ne peut pas se verser de salaire.
Il faut déployer une énergie considérable pour trouver les financements, remplir la paperasse, etc.
Le tout est compensé par la chance incroyable que j’ai de me lever chaque matin pour travailler sur un projet qui me tient à cœur, avec des gens que j’ai choisis.
Le monde des start up est fait de concurrence, c’est vrai. Mais il est aussi fait d’entraide. Et il faut savoir s’entourer. Une fois j’ai eu un problème de développement, j’en ai parlé à la Cantine brestoise et il a été réglé dans la nuit par l’un des coworkers ! Il y a une énergie positive qui est très productive dans ce milieu.
J’ai la chance d’être aidée depuis le début par le Technopole Brest-Iroise et de bénéficier du dispositif Emergys. Et les compétences présentes sur le territoire m’ont aussi permis d’avancer plus vite : le  design du Little Bird, la conception de la partie électronique et le développement ont été réalisés à Lannion. Et la première version de l’application a été réalisée par un coworker de la Cantine brestoise.
Ce qui me manque et dont j’aurais vraiment besoin : une carte de réduction SNCF spéciale start up.  Pour nous développer, il nous est indispensable de bouger très régulièrement hors de Bretagne, et cela coûte cher !»

Alexandre Léglise, fondateur de BIOSAMPLES, à Brest

« De mon point de vue, fixer ce que l’on est prêt à perdre est important lorsque l’on crée une start up. Cela permet ensuite d’avancer sereinement.
Avoir des personnes autour de soi est aussi super important. Sur ce point, le Startup Weekend Brest a fait beaucoup de bien au projet car j’y ai fait beaucoup de belles rencontres. Nous étions 10 à travailler sur l’idée et à défendre Biosamples. Nous sommes restés en contact et mes co-équipiers du SU Weekend me soutiennent en m’apportant leurs conseils réguliers, et ça m’aide beaucoup.
L’accompagnement d’acteurs locaux comme la Cantine ou le Technopole est aussi un réel plus. »

Jennifer Ogor, fondatrice de B4Wedding, à Brest

« Je dirais que le premier indispensable pour créer une start up est d’être bien entouré : que ce soit autour du projet ou d’un point de vue personnel. En effet, quand on se lance dans l’entrepreneuriat, on peut avoir des grands moments de joie comme des moments de doute, quel que soit le stade d’avancement du projet.

Ensuite, je dirais monter une équipe autour de son projet avec laquelle on s’entende et qui soit aussi très cohérente pour gagner en crédibilité.
Enfin, il faut avoir quand même une âme d’entrepreneur : être un peu fou tout en sachant être sérieux et savoir prendre des décisions à des moments stratégiques pour l’entreprise.
Il faut savoir profiter aussi de chaque victoire qui écrit chaque jour la page de l’entreprise : nous avons gagné une bourse Créinov’, puis notre projet sur Ulule a été financé à 102%, une première finale d’un concours de start-up, des mails spontanés de personnes pour devenir partenaires ou bien juste nous féliciter pour l’idée du projet. Ces victoires sont importantes pour le moral des troupes, l’envie, l’effervescence au quotidien et il faut apprendre à les savourer. »

Pascal Briet, fondateur de Cook&Be, à Quimper

« Je citerais 3 éléments importants pour fonder une start up :
– L’équipe : ne pas partir seul, bien réfléchir à la complémentarité des profils, tant en compétences qu’en caractère. Tout entrepreneur peut avoir des périodes creuses. Etre plusieurs, c’est se motiver mutuellement et avoir le droit de prendre quelques jours de repos sans que tout s’effondre !
– L’accompagnement : il y a beaucoup de dimensions dans l’expérience d’entrepreneur. Le produit, certes, mais aussi et surtout le marketing, le financement, le juridique, l’administratif…  il faut être accompagné : par les technopoles, un expert-comptable, et si possible un avocat.
– L’agilité : aucun entrepreneur n’a le bon modèle économique au début de son aventure. Il faut aller vite se confronter à la réalité, et être prêt à changer sa vision, rapidement. Etre souple, je pense que c’est la clé de la réussite.

(NB : s’il ne faut en garder qu’un, je garderai donc le dernier !) »

Stevens Fried, fondateur de LIPS, à Brest

«  Pour fonder une start up il faut : du temps. Beaucoup de disponibilité.
Beaucoup de motivation, parce que c’est compliqué. Nous nous en sommes rendus compte ces derniers mois, en travaillant pour les Entrepreneuriales. Nous n’avons fait que dégrossir le projet, finalement.
Maintenant, nous devons enrichir notre business plan, le consolider. Pour ensuite pouvoir le présenter à des investisseurs et à des partenaires potentiels.
C’est très chronophage et cela demande énormément de motivation parce que ce n’est vraiment pas évident.
Il faut vraiment aimer son projet. Mais en général, si on le monte, on l’aime ! C’est un peu comme notre enfant.
Et il faut savoir s’entourer aussi, c’est important : savoir chercher de l’aide quand on en a besoin. »

Laurianne le Cossec, fondatrice de France IS FUN, à Loctudy
« Pour moi ce qui est indispensable, c’est de ne jamais arrêter de rêver, de toujours y croire. Si on persévère on y arrive.
Mais il faut être patient : pas trop pressé.
Et accepter, parfois, de devoir avoir un autre travail à côté et de mener deux activités à temps plein de front.
Enfin, il faut bien s’entourer et toujours rester positif quoi qu’il arrive.
Il n’y a pas que le rêve américain : en France aussi on peut avoir un projet, une idée, et réussir. Je suis une jeune femme de 30 ans, je ne suis pas issue d’un milieu intellectuel ou d’entrepreneurs mais d’un milieu ouvrier je ne so
rs pas d’une école de commerce. Je n’ai pas un tapis d’or au pied de mon lit. Et ça marche quand même !
En France on a de la chance : on peut monter des projets et je trouve qu’il faut le mettre en avant. »

Mathieu Gobert, fondateur d’INTIA, à Brest
« Pour moi ce qui est indispensable pour créer une start up, c’est de bien s’entourer et d’avoir des collaborateurs qui ont la même vision de l’entreprenariat.
Rester à la fois critique sur son travail et à l’écoute de tous commentaires.
C’est une aventure que je conseille à tout le monde ! »

Et vous, de votre côté, que répondriez-vous à cette question : qu’est-ce qui est indispensable pour créer une start up ?