Kengo.bzh : à Brest, une plateforme participative 100% régionale


9 juin 2015
Kengo.bzh : à Brest, une plateforme participative 100% régionale
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Le Crédit Mutuel Arkéa et le Groupe Télégramme ouvrent ce jeudi 11 juin une plateforme participative régionale 100% bretonne.
Initiative fondée sur l’économie du partage, Kengo.bzh est dédiée à la collecte de fonds pour le financement des projets bretons.
Kengo, qui signifie, « Allons-y ensemble »,  est une invitation aux échanges et à la solidarité grâce à un service dont l’ambition est de voir aboutir une grande diversité de projets sur toute la Bretagne.
Pour sa première année de fonctionnement, la plateforme devrait permettre de financer 300 projets venus de toute la région.
Depuis les locaux de Kengo.bzh à Guipavas, Serge Appriou, directeur du projet, répond à nos questions.

Qu’est-ce que  le projet Kengo.bzh ?

Kengo.bzh est une plateforme dédiée à la Bretagne et aux bretons. Elle est fondée sur le principe du financement participatif, avec ou sans contrepartie.
L’offre de Kengo.bzh se différencie des plateformes actuelles par sa dimension régionale, sociétale et son accessibilité : les projets accueillis sont 100 % bretons, culturels, innovants ou solidaires, ouverts aux associations, aux institutionnels et aux particuliers.
La plateforme permettra aux internautes qui le souhaitent de contribuer simplement au financement des projets qu’elle accueillera.

Le principe de Kengo.bzh est de faciliter les initiatives locale en regroupant sur une même plateforme les acteurs liés à la Bretagne : afin d’œuvrer de concert pour le développement et le rayonnement de la région et de faire émerger des projets qui font du sens pour les bretons et la Bretagne, grâce à la mobilisation communautaire.

Quelles valeurs ce projet véhicule-t-il ?

La première valeur fondatrice de Kengo est la valeur identitaire.
Le service est dédié aux bretons et plus généralement à la Bretagne. La plateforme permettra non seulement le financement de projets, mais nous espérons aussi qu’elle encouragera l’éclosion d’initiatives dans la région.
L’identité bretonne est d’ailleurs le premier critère de sélection des projets accueillis par la plateforme.

La deuxième valeur qui nous est chère est la dimension collective et sociétale des projets inscrits. Ils peuvent avoir diverses formes, et chacun participe à sa manière au développement économique, sociétal, culturel, de la Bretagne.

Quelle est l’histoire du projet ?

L’idée de Kengo.bzh est dans la mouvance des grandes plateformes collaboratives généralistes qui ont fleuri ces dernières années : Ulule, My Major Company ou Kisskissbankbank. Il y a un véritable engouement des citoyens pour ce type de démarche.
Ces plateformes font elles-mêmes écho au succès d’autres services comme les applications de co-voiturage, ou la tirelire collective Leetchi, par exemple.
L’économie du partage est entrée dans le quotidien des gens, et Kengo.bzh est une manière de développer cette démarche en Bretagne.
Nous avons voulu apporter aux bretons et à tous ceux pour qui la Bretagne a une valeur particulière la possibilité de se développer grâce à ce type de service participatif.

Quel est votre agenda ?

La grande étape de notre calendrier est le lancement de la plateforme, le 11 juin.
Dès ce jeudi, donc, les premiers projets y seront affichés et pourront débuter leur financement.

Nous avons ouvert un site d’annonce en mai : pour présenter Kengo.bzh et faire un appel aux porteurs de projets. Nous recevons des projets presque tous les jours, tous plus intéressants et diversifiés les uns que les autres.

À partir du lancement du 11 juin, chaque jour sera une étape nouvelle pour que nous puissions atteindre l’objectif de notre première année : financer 300 projets via la plateforme.

Quelle communication avez-vous mise en place pour le lancement de Kengo.bzh ?

Nous avons eu recours à une stratégie classique de communication pour présenter Kengo : nous déployons une campagne de relations presse et nous sommes passés sur Tébéo, dans l’émission “Éco&co”, la semaine dernière.

Au-delà de ça, nous consacrons une grande énergie à la promotion des projets sur les réseaux sociaux : de manière à ce qu’ils réunissent le plus grand nombre possible de contributeurs.
Notre prise de parole sur le web est essentielle puisque pour ce type de plateforme collaborative, 50% des contributeurs à projets viennent avant tout par les réseaux sociaux.

Et pour aller plus loin :